17 octobre 13H15 Toujours pas de correspondants sécurité
pour stopper le chaos voulu par Nunez
Voilà, le 17 octobre, il est 13h15, il y a un petit peu de monde sur la place de l’hôtel de ville pour le rassemblement. Voilà, il est 13h30 passées et ma pancarte de plusieurs années, elle appelle à former des comités exécutifs provisoires dans 625 arrondissements révolutionnaires en France. Des comités exécutifs provisoires de délégués conseillers 1 pour 625. Voilà l’organisation qui permettrait de pacifier la révolution.
En effet, tout affrontement fait le jeu de Nunez, fait le jeu de Macron. Nunez veut les affrontements. Nunez organise la répression entre guillemets subtile avec des nasses illégales pour exciter les populations, alors que précisément les nasses sont interdites s’il n’y a pas d’urgence. Et précisément la ruse de Nunez, c’est d’exciter certains en empêchant les manifestants de sortir.
Mais s’il y avait un manifestant, une manifestante sur 5 qui était correspondant, correspondante sécurité, un pour 25 délégué intermédiaire sécurité, un pour 125 délégué sécurité, la révolution serait un processus pacifié.
17 octobre #Havre AG des 8000 lycéens réduite à 100
Victoire des saboteurs #1pour5 #1pour625 (13h37)
17 octobre. Au Havre, ce qui était censé être l'assemblée générale de la totalité des 8000 lycéens du Havre, est finalement un tout petit cortège d'une centaine environ de lycéens. Il y a un échec, ou plutôt une réussite du sabotage des réformistes, ennemis de l'auto-organisation, des réformistes électoralistes dénoncés par Sylvia Pankhurst, l'extraordinaire révolutionnaire britannique visée par Lénine dans La Maladie infantile du communisme, le gauchisme. Une gauchiste, une vraie gauchiste. Elle dénonçait la façon dont les électoralistes s'infiltraient parmi les communistes pour saboter la désignation de délégués révocables.
Et là on voit la réussite extraordinaire des réformistes du Havre qui, après avoir transformé la manifestation d'avant-hier en concert de Médine Zaouiche, l'ambassadeur du Havre du savoir de Youssouf al-Qaradawi, l'idéologue des Frères musulmans, après avoir transformé donc la manifestation en un concert de rap, on voit aujourd'hui que la prétendue assemblée générale de tous les lycéens du Havre se transforme en une petite manifestation qui a pour but d'être l'enterrement.
Au Havre, avec Montivilliers et la région, il y a environ 8000 lycéens. 8000 lycéens par groupe de 5 auraient donc pu désigner 1600 délégués intermédiaires de base dans 1600 clubs d'entraide. On aurait donc eu, un pour 5, 320 délégués de base, et 64 délégués intermédiaires conseillers, les DIC, puis 12 délégués conseillers. Les lycéens du Havre auraient pu être représentés par 12 délégués conseillers et conseillères, chacun, chacune représentant 625 lycéens. C'est ça, la révolution. La révolution, c'est l'auto-organisation.
```Pour une Révolution Pacifiée #1pour5 ##1pour25 #1pour625
#MACRONDEGAGE Avec des sourires aux policiers (14h54)
En ce 17 octobre, je suis à proximité du commissariat de police avec ma pancarte pour une révolution pacifiée. Macron dégage, avec des sourires aux policiers.
Pendant ce temps-là, les réformistes font crier aux manifestants ACAB, ce qui est une stratégie totalement absurde, puisque un processus révolutionnaire — ici, le commissariat de police principal — puisque un processus révolutionnaire est un processus dans lequel, précisément, on recrute des policiers, on recrute des militaires.
Concrètement, chaque groupe de 125 Français devrait choisir son policier ou sa policière préférée. C'est en recrutant des policiers, en accréditant des policiers et des policières, que la révolution peut vaincre. Crier ACAB est totalement contre-révolutionnaire, puisque ça aboutit à considérer la police comme un corps unique, impossible à disloquer.
La révolution russe a fait le contraire. Le 11 mars 1917, les révolutionnaires ont recruté les Cosaques pour être protégés des coups et même des tirs des pharaons.
A PARTIR DE LA, JE CESSE DE PARLER EN FILMANT LE CORTEGE QUI PASSE EN REGARDANT MA PANCARTE ET JE ME METS A CRIER TRES FORT POUR ETRE ENTENDU PAR LE CORTEGE QUI PASSE DEVANT MOI
Recrutez votre policier préféré !
La révolution, c'est recruter des forces répressives !
Crier ACAB est totalement contre-révolutionnaire !
Il faut disloquer les forces répressives !
Il faut recruter, par groupe de 125, votre fonctionnaire policier préféré ! Il faut recruter dans la fonction publique pour en faire des délégués révolutionnaires, des délégués révocables, des délégués fonctionnaires révocables, comme la Commune de Paris a appelé à le faire.
La révolution, c'est la dislocation de l'État bourgeois.
Crier ACAB, c'est renforcer leur cohésion. C'est totalement absurde.
(voix jeune d'un manifestant dans mon dos — « Vous avez totalement raison monsieur »)
Au #Havre la police reproche aux manifestants
de ne pas avoir de service d'ordre (15h13)
J'ai rarement vu ça depuis l'époque des gilets jaunes au Havre. Je viens d'avoir une explication, juste après mon speech devant le commissariat pour une révolution pacifiée avec des sourires aux policiers, où le cordon, ici, casqué, se trouvait à 50 m plus loin. Selon un témoin que je viens d'interroger, il y a trois mômes qui sont montés sur un abribus, et ça aurait servi comme prétexte à balancer des gaz.
Et donc ils ont coupé la manifestation en deux. Une partie a été scissionnée et renvoyée vers les quais, et a fait tout le tour pour revenir et réapparaître ici, et repartir vers l'avant. Pour des raisons de santé, vu mon grand âge, j'évite de me retrouver gazé, et là, visiblement, j'ignore ce qui se passe.
Quand j'ai posé la question aux forces répressives, avec ma pancarte — je suis allé les voir avec ma pancarte, Révolution pacifiée, Macron dégage, 1 pour 25, avec des sourires aux policiers — deux ont refusé de me répondre, et un m'a répondu que "des mômes avaient envoyé des projectiles" et que c'est pour ça que leur collègue avait répondu avec les lacrymogènes. Mais le résultat, c'est une situation de désorganisation, de désarticulation d'un cortège pacifique, sous un prétexte ridicule.
Le policier a prétendu qu'il aurait fallu que le service d'ordre interpelle les lanceurs de projectiles. Et c'est une réponse extrêmement positive, puisque des forces étatiques me répondent que ce sont des manifestants qui doivent donc organiser leurs propres services d'ordre. Et ça va tout à fait dans le sens de mon programme humanocrate, puisque je préconise — c'est ce que j'ai répondu — je préconise que 20 % des participants d'une manifestation soient des correspondants sécurité. Bon, je n'ai pas étalé tout le programme sur le fait que 1 pour 5 correspondant sécurité, 1 pour 25 délégué sécurité intermédiaire, et 1 pour 125 délégué sécurité, pour encadrer précisément un groupe de 25 correspondants et délégués sécurité.
Mais quand les forces de l'État, au lieu de simplement interpeller des gens qui commettent des délits, s'autorisent à gazer des foules, c'est une volonté répressive globale, une volonté de chaos, et c'est la politique de Nunez Macron. Ils sont en train de développer une politique de chaos pour justifier les pratiques néofascistes, le coup d'État rampant, qui d'ailleurs a commencé déjà sous Sarkozy et principalement sous Hollande avec ses lois antiterroristes — au moment où lui-même, Hollande, finançait le terrorisme au Mali, 30 000 000 d'euros pour Iyad Ag Ghali, et au moment où les services secrets français savaient pertinemment bien que le terrorisme était financé par Lafarge en Syrie. C'est une mascarade des puissants, une mascarade de la haute bourgeoisie qui, tout en émettant des quantités criminelles de CO2, se prépare à une mortalité gigantesque à cause du réchauffement climatique.
Là, visiblement, la manifestation a redémarré en dépassant la gare. Je vais donc m'avancer, sans prendre de risque d'être gazé.
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