Révolution pacifiée avec des SOURIRES aux policiers
C'est ça la Fraternisation Révolutionnaire
Pour une révolution pacifiée : « Macron dégage, #1pour25 », avec des sourires aux policiers.
Cette pancarte date de plus de 2 ans, elle a été présentée — et depuis de nombreuses années. Le lettrage avait été fait par Julie Amadis, donc.
Et cette pancarte a un sens politique bien précis.
Elle insiste sur les deux pieds d'une véritable résistance révolutionnaire au fascisme qui vient. Un des pieds est l'auto-organisation, c'est le #1pour25, je vais y revenir. Et, la fraternisation révolutionnaire, « avec des sourires aux policiers ».
Pourquoi c'est si important aujourd'hui ?
Parce que c'est ça, la tactique de Macron-Nunez : créer un fossé irrémédiable entre la police, la gendarmerie et la population.
Macron veut attaquer la psychologie des forces de l'ordre et les transformer en psychopathes, en individus mentalement dérangés n'ayant plus de limites.
C'est la raison pour laquelle on voit l'absence de RIO. On voit des insultes, on voit des tutoiements, on voit des charges totalement absurdes sur des groupes. On voit des jeunes — un jeune qui se fait détruire sa main, un autre jeune qui se fait détruire son œil. On voit des agressions, on voit même, c'est quasi certainement un policier, en train d'attraper une manifestante et de la tripoter à terre de façon sexuelle.
On voit donc que ces gens-là sont en train de perdre tout repère psychologique, tout équilibre mental. Et c'est ça, le plan de Macron.
Contre ça, la fraternisation révolutionnaire est la solution. Et donc le 1 pour 25, c'est-à-dire que la population doit s'organiser en clubs d'entraide de 4, avec un ou une déléguée intermédiaire qui sera précisément un ou une fonctionnaire dans 80 % des cas.
Les 40 millions de Français doivent désigner 8 millions de fonctionnaires comme délégués intermédiaires, et 2 millions d'étudiants licence 1, 2, 3 comme délégués intermédiaires Pédagogie. Ils doivent les accréditer, et c'est de cette façon-là que la population va fraterniser.
Concrètement, cinq étudiants en France doivent s'associer avec un policier, un militaire, un policier ou gendarme de réserve, un militaire ou gendarme de réserve. Et on aura donc 20 fonctionnaires associés à 5 étudiants, étudiantes.
C'est ça, l'auto-organisation. Et c'est ça aussi, structurellement, institutionnellement, la fraternisation révolutionnaire.
Les policiers doivent être dans leur quartier avec quatre personnes leur faisant confiance, étant leur club d'entraide, les ayant accrédités comme délégué intermédiaire.
« Je ne suis pas Macron » me répond un policier
devant ma pancarte « avec des sourires aux policiers »
« Je ne suis pas Macron », vient de me dire un policier républicain à qui je venais de montrer ma pancarte, en lui disant qu'ils avaient forcément cette pancarte dans leurs archives — « Pour une révolution pacifiée, avec des sourires aux policiers ». Et je lui dis : Macron et Nunez cherchent, eux, les affrontements. Il m'a répondu : « Je ne suis pas Macron. »
Effectivement, on a ici une manifestation débonnaire de plusieurs milliers de personnes, de quelques centaines de lycéens. C'est pas ultra massif. C'est une manifestation qui est très largement loin des grandes manifestations évaluées par la CGT à 40 000 personnes en 2010 ou au printemps 2023.
Mais c'est une manifestation débonnaire où, visiblement, les autorités préfectorales du Havre ont fait tout pour qu'il n'y ait aucune provocation de leur part.
Les cars de CRS sont d'une discrétion telle qu'on ne les a pas vus, alors que la manifestation vient de faire un trajet devant le lycée Jules Siegfried, en venant du lycée Porte Océane, en passant devant le lycée François 1er.
La manifestation est totalement débonnaire.
C'est au Havre.
Et la révolution pacifiée sera évidemment une révolution en limitant au maximum les affrontements.
"Finissez" me dit aimablement le policier municipal.
J'expliquais les clubs d'entraide à 4 lycéennes
L'accréditation DIB dans leur quartier donnerait aussi
aux policiers un soutien de leurs délégateurs
« Finissez », me dit le policier — cette fois-ci un policier de la police municipale. J'étais sur un morceau de l'avenue, à la sortie du Havre. « Finissez », me dit-il.
J'étais en train d'expliquer à quatre lycéennes qu'elles pourraient s'organiser en club d'entraide de quatre, en se répartissant santé, sécurité, écolonomie (écologie-économie), justice et pédagogie. Et elles auraient un ou une élève de terminale comme délégué intermédiaire, et un ou une étudiante de prépa comme délégué de base.
Je réponds — bah, il y avait les voitures qui étaient derrière, et le policier les bloquait justement. Donc je dis : on va arrêter là, en leur conseillant d'aller chercher les hashtags #1pour5 et #1pour25.
Et je continue à discuter avec le policier, à qui j'explique ma pancarte à ce moment-là. Et je lui explique la chose suivante.
Les policiers, actuellement, ont dans ces dernières années — 35, 50 — une moyenne de 2,5 par mois, suicides dans la police. S'il y avait de tels clubs d'entraide, un policier ou une policière serait délégué intermédiaire de base dans leur quartier, et les policiers ayant des états d'âme suicidaires seraient accrédités comme les autres, évidemment, mais ils auraient un soutien psychologique.
Et le policier écoutait de façon extrêmement attentive et extrêmement courtoise. À la suite de quoi j'ai quitté la manifestation pour aller poster tout ça.
Havre Enthousiasme des jeunes pour ma pancarte
« Révolution Pacifiée avec des sourires aux policiers »
Au Havre, la manifestation est en direction du lycée Jules Lecesne, rue de Fleurus. J'ai présenté à plusieurs reprises dans la manifestation — rue Anatole France et ailleurs — cette pancarte. Et j'ai eu des pouces levés, des « C'est bien monsieur », des cris d'enthousiasme avec cette pancarte.
L'amusant, c'est que quand j'ai précisé que cette pancarte avait plusieurs années, les soutiens, les cris et les encouragements ont redoublé — comme si l'ancienneté de cette pancarte, « Révolution pacifiée, Macron dégage, #1pour25, avec des sourires aux policiers », suscitait l'enthousiasme de ces jeunes.
Il est évident qu'ils ne cherchent pas un affrontement, ils cherchent une solution. Et c'est Macron qui utilise, y compris, des provocateurs déguisés, des policiers déguisés en pseudo-jeunes, des policiers déguisés en black bloc — comme j'ai connu dans les années 73 au Havre.
À l'époque, la Ligue communiste avait un service d'ordre, et à Paris, à plusieurs reprises, le service d'ordre de la Ligue communiste avait interpellé des policiers, les avait fouillés et avait trouvé leur carte de policier au moment même où ils jouaient les provocateurs, à essayer de déclencher des bagarres, des affrontements.
Macron, visiblement, avec Nunez, cherche à recommencer la même chose — mais cette fois-ci en éborgnant des yeux, en cassant des dents et en arrachant des mains. Ces gens sont des barbares indignes.
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