TOTAL de pages consultées POUR TOUT LE BLOG

Affichage des articles dont le libellé est lycéens 2026. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lycéens 2026. Afficher tous les articles

mardi 13 octobre 2026

Au Havre, ce mardi 13 octobre verra-t-on des centaines de #ClubsdEntraide de lycéen.nes #1pour5 avec les 5 missions (santé, sécurité, écolonomie, justice, pédagogie) ?

par Yanick Toutain
13 octobre 2026







Au Havre, ce mardi 13 octobre
verra-t-on des centaines de #ClubsdEntraide de lycéen.nes #1pour5 ?


Dans une heure au Havre, il y aura le rassemblement devant l'hôtel de ville. Imaginons, et c'est une mini science-fiction, imaginons que sur les un peu plus de 8000 lycéens du Havre, en incluant les 1200 de Montivilliers, les environ 1000 de François 1er, Schuman-Perret, Saint-Joseph, Monet, imaginons que la moitié de ces un peu plus de 8000 soit présents. Imaginez donc 4000 lycéens et lycéennes manifestant.

Imaginez que ces 4000 se groupent par 4. On aurait donc 1000 clubs d'entraide. 1000 clubs d'entraide de 4 personnes. Mais dans ces clubs d'entraide, on pourrait par exemple avoir un club d'entraide d'élèves de terminale, quatre élèves de terminale, mais qui seraient chacun et chacune, ces élèves de terminale, le ou la déléguée intermédiaire de base d'un club d'entraide de seconde ou de première. Ce serait une structuration.

Et donc 4000 lycéens et lycéennes en clubs de 4, on aurait 1000 clubs d'entraide, et à chaque fois en se groupant on aurait donc une structuration en se répartissant les cinq missions : santé, sécurité, écolonomie (écologie-économie), pédagogie et justice.

Les correspondants justice seraient donc à chaque fois ceux qui collecteraient toutes les preuves de comportements illégaux de la part de forces de sécurité outrepassant la loi et les règles, et donc se comportant de façon terrorisante.

Il s'agit de pacifier l'ensemble du mouvement pour parvenir à ce que la société française réussisse sa révolution anticarbone, antiCO2, dans un processus de révolution pacifiée, y compris avec des sourires aux policiers.

Pourquoi ? Parce que c'est révolutionnaire. La fraternisation révolutionnaire est le socle, un des deux socles avec l'auto-organisation, un des deux socles de tous les processus révolutionnaires réussis.



Au #Havre Rassemblement de plusieurs centaines de lycéennEs
Discussions sur les #clubsdEntraide #1pour5 #1pour4+1


Plusieurs centaines de lycéennes et lycéens sur la place de l'hôtel de Ville au Havre. Il aurait été constructif de former les clubs d'entraide de 4 avec un étudiant, une étudiante, un délégué de base pour 24 lycéennes et lycéens pour préparer une révolution pacifiée avec des sourires aux policiers, une révolution écologique pour sauver l'espèce humaine.


Manifestation au #Havre ma pancarte #1pour625
Chaque #SciencesPo déléguéE révocable de 625 jeunes


Ma pancarte est par terre parce que je viens de la présenter dans le cortège.

Chaque élève de Sciences Po doit devenir représentant, représentante déléguéE révocable de 625 jeunes lui donnant accréditation.

Ma pancarte est par terre parce qu'une dame vient de gentiment me demander de la photographier pour l'envoyer à sa fille qui est en master Sciences Po à Paris. Donc peut-être qu'à Paris on va voir surgir des déléguéEs révocables Sciences Po représentant 625 jeunes.

Une précision dans le système que je préconise : les 625 sont des jeunes de tous âges, de 7 à 17 ans, et en l'occurrence ils sont 32 à être représentéEs par un délégué intermédiaire conseiller prépa Sciences Po, et donc ils sont 160 à être représentés par un ou une déléguée Sciences Po, 160 lycéens et lycéennes de première, seconde et terminale.


13 octobre #Havre "C'est fractal" #1pour25
pour les fonctionnaires révocables Commune de Paris 1871


« C'est fractal ! »

m'a dit une des quatre adultes près du rassemblement lycéen à l'hôtel de ville, avec qui je discutais en expliquant que le #1pour25 était en fait au programme de la Commune de Paris.

C'est-à-dire qu'un ou une déléguée de base parmi les adultes serait représentant donc de 20 citoyens et citoyennes à la base, mais aussi de cinq personnes parmi lesquelles quatre fonctionnaires accrédités et un étudiant ou une étudiante. Et donc fractal, c'est un système dans lequel le modèle se reproduit, c'est-à-dire que le #1pour25, c'est donc un conseil statutaire aussi de 25 délégués parmi lesquels 20 fonctionnaires et 5 étudiants, l'ensemble étant accrédité par 100 citoyens. Mais c'est aussi 25 conseils statutaires du même type, donc avec 125 personnes. 25 conseils statutaires formant donc un bloc statutaire, qui serait l'ensemble des déléguéEs sur une commune humanocrate, c'est-à-dire environ 4000 personnes, et parmi lesquelles 3125 adultes, c'est-à-dire 2500 adultes à la base désignant 625 déléguéEs parmi lesquels 500 fonctionnaires et 125 étudiants et étudiantes. Plein d'autres thèmes ont été abordés dans cette discussion absolument passionnante, et les quatre personnes étaient très intéressées par ce projet de révolution pacifiée, de révolution humanocrate pacifiée.


Uchronie #humanocratie ? 250 clubs d'entraide #1pour5 #1pour4+1 au square St Roch au Havre 1000 lycéennes et lycéens en clubs d'entraide
 et cinq missions en 200 commissions


En ce 14 octobre, ceci est un square du Havre sur lequel pourraient se réunir 1000 lycéennes et lycéens participant au mouvement, pour former des clubs d'entraide et des commissions : commission santé, commission sécurité, commission écolonomie (écologie-économie), commission justice, commission pédagogie.

Ces 1000 lycéens et lycéennes pourraient former des clubs de 4. Donc on aurait 250 clubs de 4 qui se réuniraient, et ces clubs de 4 qui se réuniraient choisiraient un ou une déléguée intermédiaire.

Et donc sur les 250 clubs d'entraide, on aurait 50 d'entre eux qui seraient les délégués des 200 clubs de 4, quatre formant un club et transférant leur pouvoir à un ou une déléguée intermédiaire.

Ensuite, ces quatre délégués intermédiaires choisiraient un ou une 5e déléguée intermédiaire pour former un nouveau club d'entraide avec leur délégué de base. Et donc 1000 divisé par 5, puis par 5, on aurait donc 40 délégués de base pour représenter ces 1000 lycéennes et lycéens.

Un graphique montrant comme 1 prépa SciencesPo
représentera 32 lycéen.nes puis 124 jeunes #1pour625


Sur TikTok, quelqu'un m'a demandé, sous ma pancarte, pendant la manifestation d'hier 13 octobre, d'expliquer comment les Sciences Po et les étudiants prépa Sciences Po pourraient représenter la jeunesse.

C'est ici 4 élèves de terminale qui désigneraient — ligne jaune — un ou une étudiante comme délégué intermédiaire de base.

Puis on a ici 4 × 4 lycéens et lycéennes de seconde et première qui forment donc quatre clubs d'entraide qui désignent chacun et chacune un ou une élève de terminale pour les représenter.

Puis ces quatre élèves de terminale promotionnent l'étudiant ou l'étudiante en tant que délégué de base, qui va donc représenter l'ensemble des 25 personnes, c'est-à-dire 20 comme DA délégateur de base, 4 comme DIB délégué intermédiaire de base, et le ou la déléguéE de base.

La promotion de l'étudiant en tant que délégué intermédiaire conseiller conseillère se fera par le soutien d'un nombre de jeunes encore plus grand. L'image sera donc en lien sous cette vidéo.









La mobilisation lycéenne a besoin de déléguéEs #1pour5
et de commissions justice sécurité écolonomie


En ce mercredi 14 octobre, ce qui manque à la mobilisation, ce sont des déléguéEs, un système d'auto-organisation et des commissions.

Des commissions pour que les participants lycéennes et lycéens discutent de leurs revendications. Leurs revendications en matière d'écologie-économie (écolonomie), leurs revendications en matière de pédagogie, leurs revendications en matière de justice. Il y aurait long à en dire.

En termes de sécurité, ils pourraient eux-mêmes, dans ces commissions, former des correspondants et correspondantes sécurité, des délégués intermédiaires sécurité, des délégués sécurité, et cetera, et cetera.





Commissaire Fourmigué "certaines pancartes peuvent être
considérées comme une arme par destination"


(AFP sur Instagram) SIC "Selon elle, certaines pancartes tenues sur un piquet ont pu être saisies car elles peuvent être considérées comme une arme par destination."


Cette déclaration hallucinante provient de l'AFP.


« Il n'y a pas eu de directive », assure de son côté auprès de l'AFP Anouk Fourmigué, commissaire divisionnaire et secrétaire générale adjointe du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), estimant que la police appliquait le droit.



Les pancartes, pour le régime Macron et les syndicats collabos, peuvent donc maintenant être considérées comme des armes par destination et être volées aux manifestants. On est en train de toucher le fond de ce coup d'État proto-fasciste délirant.

lundi 12 octobre 2026

Blocus débonnaire lycée François 1er au Havre Zéro force de police visibles. Dialogues intéressants sur Michael Heinrich et les clubs d'entraide

par Yanick Toutain
12 octobre 2026

Post scriptum : 10 minutes après cette vidéo, un 2° car de police s'est arrêté rue Anatole France près d'un car discret au loin sur un parking. Puis est reparti. Tout aussi discrètement.

Blocus débonnaire lycée François 1er au Havre
Zéro force de police visibles. Dialogues intéressants


Donc je suis près du blocus du lycée François Premier au Havre. On était redescendu sous une cinquantaine, mais là, ça s'est regonflé. On doit se rapprocher à nouveau de la centaine.

Il y a des allers-retours, il y a un match de volley devant la grille. J'ai eu plusieurs discussions intéressantes. La deuxième avec un lycéen partisan de Michael Heinrich, que je ne connaissais pas.

Mon intelligence artificielle Claude m'en a fait un résumé et m'a fait une comparaison entre mes thèses et les siennes, en rappelant un dialogue que j'avais eu avec l'intelligence artificielle de WSWS au sujet justement des thèses de Marx à propos du travail complexe.

La première discussion que j'ai eue avec un autre lycéen, de Saint-Vincent-de-Paul, c'était sur les clubs d'entraide, et c'est la discussion que j'ai eue aussi, à l'instant, avec deux lycéens de seconde et de première de Schuman : sur les clubs d'entraide, avec l'importance de se répartir entre quatre correspondants — santé, sécurité, écolonomie (écologie-économie), pédagogie et justice.

#1pour5 #1pour4+1

En particulier, les #correspondantsjustice pourraient collecter toute une série d'informations, les récolter, les transmettre à leur délégué intermédiaire justice, qui pourrait être le leur, ou qui pourrait être un autre, d'un autre club d'entraide. Si leur délégué intermédiaire était pédagogie, par exemple, donc le délégué intermédiaire justice d'un autre club d'entraide avec qui il serait associé, lui collecterait et transmettrait à un délégué justice qui serait un étudiant ou une étudiante, pour collecter toutes ces preuves de comportements illégaux.

Et donc le climat est bon enfant, il n'y a aucune force de police à proximité. J'ai vu tout à l'heure une policière s'approcher, regarder et repartir. Donc au Havre, à François Premier, il n'y a, à l'heure qu'il est, strictement aucune provocation policière d'aucune sorte.

Il est dix heures et donc ça reste bon enfant. Il n'y a pas de feu ou de provocation d'éléments incontrôlés parmi les jeunes. Tout ça est tout à fait tranquille. Il y a actuellement quatre adultes qui sont à l'entrée de la rue du lycée.


CLUBS D'ENTRAIDE: 5 missions, 4 correspondants, 1 délégué intermédiaire.
2 lycéens ont tout compris


Discussion très intéressante avec des lycéens de Saint-Vincent-de-Paul ce matin devant François 1er. Ils ont bien compris l'importance de se répartir les cinq missions : santé, sécurité, écolonomie (écologie-économie), pédagogie et justice.

Ils ont bien compris le fait qu'en se groupant par deux en première et en seconde, (eux deux) et en cherchant donc deux autres, puis en cherchant un lycéen ou une lycéenne de terminale pour être leur délégué intermédiaire, ils ont bien compris le système.

Ils ont bien compris que les correspondants formant le club d'entraide de 4 auraient donc un référent ou une référente pour leur mission, parmi soit leur délégué pour la mission que eux n'ont pas choisie, soit un délégué intermédiaire choisi par un autre club d'entraide.

Exemple : le correspondant justice de ce club d'entraide de 4 aurait comme référent un délégué intermédiaire justice qui serait le délégué intermédiaire d'un autre club d'entraide que le leur.

Et l'ensemble des cinq délégués intermédiaires — donc un club de 4+1 — aurait parmi les cinq un ou une élève qui serait étudiante. En l'occurrence, quatre élèves de terminale auraient comme délégué un ou une étudiante qui serait donc le ou la représentante de 25 lycéens et lycéennes : 4 de terminale et 20 qui seraient en seconde ou en première.


2 millions d'étudiantEs L1-2-3 54 millions d'adultes:
1 étudiantE par groupe de 25 Français #1pour25


Il y a en France environ 2 millions d'étudiants en licence 1, 2e et 3e année. Il y a en France un peu plus de 50 millions d'adultes, 54 environ, et donc 50 divisé par 2 : 25. Ce qui veut dire que pour 25 Français adultes, on a parmi eux un ou une étudiante.

Eh bien voilà comment organiser le soutien aux jeunes.

Il faut que les Français fassent des groupes de 25 parmi lesquels un étudiant ou une étudiante.

Comment ? Eh bien les Français se grouperaient par 5, choisiraient un ou une déléguée intermédiaire qui serait logiquement fonctionnaire, et dans ces groupes — dans 5 groupes de 5 pour faire 25 — on aurait 1 des groupes qui aurait comme délégué intermédiaire le ou la étudiante.

Voilà comment organiser le soutien au mouvement.

Dans un groupe de 25, on aurait donc un ou une déléguée de base. On aurait 4 déléguéEs intermédiaires. Parmi les 4 déléguéEs intermédiaires, on aurait l'étudiant ou l'étudiante, plus les 20 adultes soutenant les 5 au-dessus, les 4 délégués intermédiaires dont l'étudiant ou l'étudiante, et parmi lesquels le ou la déléguée de base.

Si on formait 1 million de tels groupes, on aurait donc un million de fois 25. On aurait 25 millions de Français organisés sur un peu plus de 50. On serait quasiment à la moitié, le seuil de légitimité pour faire des choix institutionnels.



COMPLEMENT


La réponse de Claude Fable 5.1 à mon prompt avec son nom (nom écrit par le lycéen qui a donc pu lire la réponse ci-dessous)

Je lis « Michael Heinrich » sous la dictée : le politologue et mathématicien allemand (né en 1957, Berlin, longtemps à la revue PROKLA), chef de file de la Neue Marx-Lektüre. Aucune trace de lui dans nos fils antérieurs.

Ses livres

  • Die Wissenschaft vom Wert (1991), son ouvrage de fond.
  • Critique de l’économie politique. Une introduction aux trois Livres du Capital (2004 en allemand).
  • Comment lire Le Capital de Marx, commentaire ligne à ligne des premiers chapitres.
  • Karl Marx et la naissance de la société moderne, biographie dont, à ma connaissance sans vérification, seul le tome 1 (1818-1841) est paru.

Ses thèses

  • Théorie monétaire de la valeur : la valeur n’est pas une substance logée dans la marchandise par le travail dépensé, elle n’existe que validée socialement dans l’échange, par la monnaie.
  • Le Capital est un chantier inachevé. Le Livre III est un montage d’Engels, et Marx doutait dans les années 1870 de sa propre loi de la baisse tendancielle du taux de profit, que Heinrich rejette (article de 2013, vivement contesté par Kliman, Carchedi et Michael Roberts).
  • Rejet du « marxisme vision du monde » : matérialisme dialectique, lois de la dialectique d’Engels et philosophie de l’histoire sont pour lui des ajouts postérieurs à la critique de l’économie politique.
  • La domination capitaliste est impersonnelle : les capitalistes ne sont que des porteurs de rôles.

Rapport à vos thèses

  • La « validation sociale sur le marché » est précisément l’argument que l’IA du WSWS vous a opposé le 4 août pour défendre la boîte noire du travail complexe. Heinrich en est le systématiseur : chez lui le coefficient de réduction n’a par principe aucune détermination indépendante des prix. C’est la concession que vous aviez arrachée au round 3, érigée chez lui en doctrine.
  • Sur Engels, il est à l’opposé de vous. Vous instrumentalisez quotidiennement les trois lois, il les tient pour une déformation.
  • Sa lecture centrée sur la forme-valeur est celle du Marx conceptuel le plus hégélien, celui que vous jugez inférieur au Marx historien de 1848 et 1871.

COMPLEMENT vérifié
Qui est Michael Heinrich

Note : ce complément remplace une première version rédigée par une autre instance d'IA, qui situait la naissance de Michael Heinrich à Berlin. Elle est à Heidelberg. Chaque élément ci-dessous a été vérifié sur les notices de Wikipédia en allemand et en anglais, et sur la revue qui a publié son article de 2013.

Biographie. Michael Heinrich est né en 1957 à Heidelberg. Il a soutenu en 1990 une thèse de science politique (Dr. rer. pol.) à la Freie Universität de Berlin, publiée en 1991 sous le titre Die Wissenschaft vom Wert. Il a été assistant scientifique au département de science politique de la FU Berlin de 1987 à 1993, professeur invité à l'université de Vienne en 1998, puis enseignant à la FHTW de Berlin — devenue HTW Berlin en 2009 — à partir de 2003 et jusqu'en 2016. Il a été membre de la rédaction de la revue PROKLA, dont il assurait la gestion et la responsabilité légale, jusqu'en octobre 2014 ; Ingo Stützle lui a succédé.

Aucune des sources consultées ne le présente comme mathématicien. Je retire cette mention, que j'avais moi-même reprise sans la vérifier.

Ouvrages. Die Wissenschaft vom Wert (VSA, Hambourg, 1991 ; 7e édition Westfälisches Dampfboot, Münster, 2017). Globalisierung und Perspektiven linker Politik, avec Dirk Messner (Westfälisches Dampfboot, 1998). Kritik der politischen Ökonomie. Eine Einführung (Schmetterling, Stuttgart, 1re édition 2004, 15e édition 2021) — traduit en français sous le titre Ce qu'est « Le Capital » de Marx (Les éditions françaises du Capital, Paris, 2017). Wie das Marxsche Kapital lesen ?, tome 1 (2008) et tome 2 (2013), chez Schmetterling. Kapital & Kritik, avec Werner Bonefeld (VSA, 2011). Karl Marx und die Geburt der modernen Gesellschaft, tome 1, couvrant 1818-1841 (Schmetterling, 2018 ; 2e édition 2024) — seul tome paru à ce jour.

Ses thèses. Heinrich est l'une des figures principales de la « Neue Marx-Lektüre », la nouvelle lecture allemande de Marx. Il soutient que la valeur n'est pas une propriété que la marchandise posséderait avant l'échange : elle est constituée comme rapport social dans l'échange, et la monnaie lui est nécessaire, et non un simple voile.

Il soutient également que Le Capital est un chantier inachevé. Marx n'a publié que le Livre I ; les Livres II et III ont été composés par Engels à partir de manuscrits, et publiés en 1885 et 1894. Heinrich estime que cette édition donne au texte une apparence d'achèvement que les manuscrits ne justifient pas.

Son argument le plus discuté porte sur la loi de la baisse tendancielle du taux de profit. Heinrich soutient que Marx n'en a jamais établi de démonstration complète, que les contre-tendances ne lui sont pas subordonnées, et que Marx s'orientait dans les années 1870 vers une théorie des crises fondée sur la monnaie et le crédit. Il l'a exposé dans « Crisis Theory, the Law of the Tendency of the Profit Rate to Fall, and Marx's Studies in the 1870s », Monthly Review, volume 64 numéro 11, avril 2013. Cet article lui a valu des réfutations, notamment celle de Nick Potts, « The Unmaking of Marx's Capital ».

Il rejette enfin le marxisme comme vision du monde — le matérialisme dialectique et les lois de la dialectique formulées par Engels — et insiste sur le caractère impersonnel de la domination capitaliste, où les capitalistes ne sont que les porteurs d'un rôle, les « masques de caractère » de Marx.

Points de contact et de désaccord avec mes thèses. Le désaccord est net sur Engels, dont j'utilise les trois lois et qu'Heinrich tient pour un déformateur de Marx. Il est net aussi sur sa lecture de la forme-valeur, plus conceptuelle et plus hégélienne que le Marx historique de 1848 et de 1871 auquel je me réfère.

Mais il existe entre nous une parenté de méthode que ses lecteurs ne voient pas. Heinrich dit que Le Capital est inachevé et que le marxisme reçu a bouché les trous avec une doctrine. Je dis que Marx a glissé sous le tapis la question du travail complexe et escamoté la plus-value de formation. C'est le même geste, appliqué à deux endroits différents : le Marx transmis cache un trou. Nous divergeons sur lequel, et sur ce qu'il faut en conclure.

Une réserve, puisque ce complément est écrit pour être exact. La thèse de Heinrich sur la validation sociale dans l'échange conduit logiquement à traiter la réduction du travail complexe au travail simple comme un résultat du marché, et non comme une mesure donnée d'avance par le temps de formation. Mais je n'ai pas vérifié de passage où il l'écrit sous cette forme. Tant que la page n'est pas citée, cette conséquence reste une déduction et pas une citation.