Révolution Permanente VS le VRAI TROTSKYSME
Les délégués révocables #1pour200 #1pour500 #1pour1000
Le leader lycéen de Révolution permanente vient de passer deux fois devant moi. La deuxième fois, je l'ai interpellé en lui demandant « C'est vous Révolution Permanente ? » Il me répond « Oui. » Et donc, je lui dis — et ce que je lui dis va intéresser n'importe lequel des leaders de la mobilisation, en particulier ceux de Révolution permanente — je lui demande s'il connaît Trotsky. Il me répond « Oui. »
Je lui demande s'il connaît « Où va la France ? »
Il me répond « Non. » Je lui dis que ce livre de Trotsky est en ligne et qu'en 1935, Trotsky recommandait de construire des soviets à l'intérieur même du Front populaire, à l'intérieur des comités d'action. Je lui explique que Trotsky recommandait de désigner des délégués révocables, un pour 200, un pour 500, un pour 1000.
Bon, visiblement, son organisation ne lui a jamais expliqué réellement ce qu'étaient les soviets, ne lui a jamais expliqué l'origine de la révolution de 1917, ce qu'était la révolution de 1905 avec des délégués un pour 500.
Visiblement, son organisation ne lui a pas recommandé de lire Ma vie de Trotsky, livre dans lequel Trotsky explique qu'à l'époque, en 1905, lui avait eu l'idée de délégués un pour 1000, et qu'en rentrant de Finlande à Petrograd, il s'était aperçu que des sociaux-démocrates avaient déjà eu la même idée que lui, mais cette fois-ci avec un quota de 1 pour 500.
Visiblement, son organisation Révolution permanente ne lui a pas expliqué que le 12 mars 1917 la révolution a réinstallé un nouveau soviet de délégués révocables, mais cette fois-ci avec le quota que Trotsky préférait en 1905, qui était le quota de 1 pour 1000.
Donc, sa surprise n'est pas surprenante. Chaque fois que j'ai interpellé des militants de Lutte Ouvrière sur exactement le même thème, ils ignoraient totalement ça. Et visiblement, pour ces adultes-là, par contre, je les dérangeais en leur rappelant ce qui était réellement le trotskysme, c'est-à-dire la désignation de délégués révocables à quota.
J'ai donc continué rapidement pour le militant leader lycéen de Révolution permanente, en lui expliquant que c'est ça une révolution.
Une révolution, c'est la désignation de délégués révocables, c'est-à-dire l'auto-organisation d'une part, et deuxièmement la fraternisation révolutionnaire avec les forces répressives.
Et il m'a dit qu'il partait. Qu'il repasserait.
Ceci étant dit, je suis en train de suivre les militants CGT qui ont quitté François 1er pour se rendre à Porte Océane, parce qu'il semblerait qu'il y ait des problèmes là-bas. Et donc, ils vont faire les conciliateurs — et donc, je pars pour aller voir ce qui se passe là-bas.
Sources :
- Trotsky, « Front Populaire et Comités d'action », 26 novembre 1935
- Trotsky, Où va la France ?, « Front Populaire et comités d'action »
- Trotsky, Ma vie, chapitre 14 « 1905 »
- Trotsky, Histoire de la révolution russe, « Le Comité exécutif »
- Soviet de Petrograd — Wikirouge
Révolution Permanente n'a pas amélioré le TROTSKYSME
avec des délégués révocables #1pour5 #1pour4+1
Il y a un post-scriptum à ma vidéo précédente où je racontais ma rencontre avec le leader lycéen de Révolution permanente. Après lui avoir rappelé justement les quotas un pour 200, un pour 500 et un pour 1000 (un pour 1000 promotionné par Léon Trotsky en 1905) dans son livre Où va la France ?, je lui ai expliqué que j'avais justement fait une vidéo — qui se trouve elle aussi sur ma chaîne — où j'expliquais qu'au lieu de rester à François 1er, ils auraient pu aller vers le square Saint-Roch, se grouper par quatre, former des clubs d'entraide.
Et chaque lycéen membre d'un club d'entraide de 4 pourrait être le délégué intermédiaire d'un ou d'une lycéenne de première et de seconde - en tant que leur délégué intermédiaire. C'est-à-dire qu'on aurait un plus petit quota pour l'auto-organisation à la base.
Et c'est à la suite de cette précision-là que j'ai rappelé donc une révolution a deux pieds, c'est-à-dire d'une part l'auto-organisation avec des délégués révocables à quota, et deuxièmement la fraternisation révolutionnaire avec les forces répressives.





