présentation Yanick Toutain
Dans une deuxième partie dans sa lecture du livre d'Henri Laborit, Julie Amadis montre que la résistance et la fuite sont toutes deux des victoires.
Parce que - elle le dit elle-même -
"On sort toujours gagnant d'un combat éthique"
Son article d'hier avait été présenté ainsi :
Julie Amadis a maintenant un blog sur lequel elle clame la vérité presque tous les jours.
Elle a maintenant plusieurs centaines de lecteurs chaque jour.
Réduite à quémander un RSA par le complot de trois ministres indignes, d'une rectrice et de deux inspecteurs d'académie qui auront tous des comptes à rendre à notre justice - celle qui vient, Julie Amadis prend la parole. Elle ne cessera pas de dénoncer la Franceàfric, de dénoncer l'impunité des enseignants du Havre agresseurs d'enfants dans les écoles et le scandaleux refus de rendre l'entraide entre élèves la pratique pédagogique la plus banale et la plus rentable.
Ceux qui espéraient la voir abattue devraient envisager de quitter le pays : leurs actes délictuels ne seront plus très longtemps protégés par un procureur lui-même agresseur, par une ministre elle-même agresseuse de ses propres enfants et par un Etat voyou davantage occupé à financer Ansar Eddine et autres voyous psychopathes qu'à protéger qui que ce soit.... sauf la voyoucratie dont la bancocratie est le sommet !
Une professeur des écoles réprimée pour avoir lutté contre les oppressions
par Julie Amadis
#IpEaVàEaFàF
2/10/14
"On sort toujours gagnant d'un combat éthique"
cf infra.
"..dans le monde où règne le principe
de réalité, la soumission et la révolte, la dominance
et le conservatisme auront perdu pour le fuyard leur
caractère anxiogène et ne seront plus considérés que
comme un jeu auquel on peut, sans crainte,
participer de façon à se faire accepter par les autres
comme « normal ». Dans ce monde de la réalité, il
est possible de jouer jusqu'au bord de la rupture avec
le groupe dominant, et de fuir en établissant des
relations avec d'autres groupes si nécessaire, et en
gardant intacte sa gratification imaginaire, la seule
qui soit essentielle et hors d'atteinte des groupes
sociaux.
Ce comportement de fuite sera le seul à permettre
de demeurer normal par rapport à soi-même, aussi
longtemps que la majorité des hommes qui se
considèrent normaux tenteront sans succès de le
devenir en cherchant à établir leur dominance,
individuelle, de groupe, de classe, de nation, de
blocs de nations, etc. L'expérimentation montre en
effet que la mise en alerte de l'hypophyse et de la
corticosurrénale, qui aboutit si elle dure à la
pathologie viscérale des maladies dites
«psychosomatiques», est le fait des dominés, ou de
ceux qui cherchent sans succès à établir leur
dominance, ou encore des dominants dont la
dominance est contestée et qui tentent de la
maintenir."
(Henri Laborit, Eloge de la fuite)
KRÉÔN.
Et ainsi, tu as osé violer ces lois ?
ANTIGONÈ.
C’est que Zeus ne les a point faites, ni la justice qui siège auprès des dieux souterrains.
Et
je n’ai pas cru que tes édits pussent l’emporter sur les lois non
écrites et immuables des dieux, puisque tu n’es qu’un mortel. Ce n’est
point d’aujourd’hui, ni d’hier, qu’elles sont immuables ; mais
elles sont éternellement puissantes, et nul ne sait depuis combien de
temps elles sont nées. Je n’ai pas dû, par crainte des ordres d’un seul
homme, mériter d’être châtiée par les dieux. Je savais que je dois
mourir un jour, comment ne pas le savoir ? même sans ta volonté, et si
je meurs avant le temps, ce me sera un bien, je pense. Quiconque vit
comme moi au milieu d’innombrables misères, celui-là n’a-t-il pas profit
à mourir ? Certes, la destinée qui m’attend ne m’afflige en rien. Si
j’avais laissé non enseveli le cadavre de l’enfant de ma mère, cela
m’eût affligée ; mais ce que j’ai fait ne m’afflige pas. Et si je te
semble avoir agi follement, peut-être suis-je accusée de folie par un
insensé. (
Antigonè Sophocle Wikisource)
L'ARME DE L'ANALYSE ET DE L'INTELLIGENCE
FACE A L'ARME DE LA MÉDISANCE ET DU POUVOIR
Je donnais hier en conclusion de mon article - et en exergue - cette citation fondamentale de Henri Laborit :
"Ce sont les confréries qui s'attaquent aujourd'hui à l'homme seul, et si celui-ci a le malheur d'accepter la confrontation, elles sont sûres de la victoire, car elles exprimeront le conformisme, les préjugés, les lois socio-culturel du moment." (Eloge de la fuite)
La
victoire, l'Inspecteur de circonscription, les Inspecteurs d'Académie
de Rouen et du Havre, mes deux directeurs d'école, mes collègues l'ont
obtenue:
Je suis exclue de l'Education Nationale.
Mais quelle victoire .ont - ils obtenue ?
Une victoire administrative.
Je suis exclue sans même qu'ils respectent la jurisprudence. Celle-ci prévoit un revenu de remplacement. (
tribunal administratif de Paris le 4 février 1988)
"Résumé : 16-06-07,
16-06-08, 36-08-03, 36-09 L'agent titulaire d'une commune exclu de ses
fonctions pour une durée d'un an doit être regardé comme
involontairement privé d'emploi au sens de l'article L. 351-1 du code du
travail et a droit au revenu de remplacement prévu par cet article "
Je ne suis plus dans leur institution...
L'inspecteur a même porté plainte contre moi pour un
commentaire Youtube. J'ai été
arrêtée par la BAC dans un café. Ils pensent m'avoir de la sorte discréditée ....

Ils pensent pouvoir continuer à protéger les agresseurs d'enfants dans les écoles en toute impunité ....
Henri Laborit, s'il vivait encore (et serait centenaire né le
21 novembre 1914 ) et s'il connaissait cette histoire, me dirait peut être, que "c'est une défaite" et qu'il fallait fuir.
UNE VICTOIRE DE FAÇADE
Mais pour les "vainqueurs", pour ceux qui m'ont exclue pour deux ans, tout cela n'est qu'une victoire de façade....
La vraie victoire, la victoire éthique, c'est notre camp - le camp de ceux qui défendent les enfants - qui l'avons gagnée.
ON SORT TOUJOURS GAGNANT
D'UN COMBAT ÉTHIQUE
On
sort toujours gagnant d'un combat éthique. On en sort plus humain... Et
le fait qu'on ait pu résister malgré toutes les répressions montre que
c'est possible... Et donc ce n'est pas perdu ... C'est donc utile à la
cause.
Il faut combattre !!!
L'HUMANITE EST TOUJOURS GAGNANTE DU COMBAT
L'humanité
est toujours gagnante du combat. S'il n'y avait que des fuyards, la
déclaration des droits de l'homme et du citoyen n'aurait jamais existé,
Toussaint Louverture et ses camarades ne se seraient jamais rebellés
contre l'esclavage et les esclaves seraient toujours dans les champs de
coton à travailler dix huit heures par jour sous la menace du coup de
bâton, les nazis seraient toujours au pouvoir ....
Mais Henri Laborit a raison quand il écrit :
"Dans
ce monde de la réalité, il est possible de jouer jusqu'au bord de la
rupture avec le groupe dominant, et de fuir en établissant des relations
avec d'autres groupes si nécessaire, et en gardant intacte sa
gratification imaginaire, la seule qui soit essentielle et hors
d'atteinte des groupes sociaux."
Dans
le combat, il faut parfois savoir fuir. Il est surtout important de ne
pas perdre de vu que l'entreprise de discrédit organisée contre vous par
le camp d'adverse n'est qu'une imposture basée sur des préjugés et des
rumeurs.
Leurs attaques psychologiques ne doivent pas pouvoir
atteindre l'individu sain. Pour ce faire, il peut être utile de se
reculer, de fuir ce "milieu" pour reprendre ses esprits, retrouver la
raison et donc être plus fort pour faire gagner les idées de justice et
de liberté.
ANTIGONE, HÉROÏNE DES RÉSISTANTS DEPUIS 2455 ANS
Antigone, le personnage mythologique que
Sophocle remis en scène en -441, à travers ses paroles, résume où se trouve la vérité.:
« je n’ai pas cru que tes édits pussent l’emporter sur
les lois non écrites et immuables des dieux,
puisque tu n’es qu’un mortel. Ce n’est point d’aujourd’hui, ni d’hier,
qu’elles sont immuables ; mais elles sont éternellement puissantes, et
nul ne sait depuis combien de temps elles sont nées. » (
Antigonè Sophocle Wikisource)
Les
gens de pouvoir et ceux qui y sont assujettis (comme mes collègues) se
protègent en fonction de lois écrites dans une société injuste,
inégalitaire et liberticide.
Et ils bafouent même régulièrement celles qui les dérangent : l'
article 222-13 du code pénal aurait du être appliqué depuis déjà 6 ans.
Ils instrumentalisent des règles écrites pour protéger l'ordre établi.
Car
ils pensent que la réalité se trouvent dans les règlements et textes
administratifs inscrits dans ce cadre. Mais ces mêmes personnes ne
pensent pas aux lois non écrites dont parle Antigone. Ces lois de
l'éthique humaine qu'ils bafouent chaque jour. Ce que les juristes
appellent "le droit naturel".
Car comme le dit Sophocle à la fin
de son histoire, le malheur n'est pas celui que l'on croit être au
premier abord, brouillé par nos préjugés ....
Ce n'est pas la mort d'Antigone qui est le plus triste, mais la bêtise et la méchanceté de ceux qui l'ont tuée.
« Dans le monde, de tous les malheurs attachés à l'homme, la bêtise est le plus grand » (Sophocle, Antigone)
La
victoire c'est donc notre camp qui l'avons gagnée et non celui de
l'administration, des syndicats et de mes collègues qui protègent ceux
qui tapent les enfants.