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jeudi 1 octobre 2026

Groupez-vous à 25, formez 6 clubs d'entraide de 4 et désignez votre déléguéE de base révocable #1pour25

 par Yanick Toutain

30 septembre et 1° octobre 2026

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mardi 29 septembre 2026

Groupez-vous à 25, formez 6 clubs d'entraide de 4
et désignez votre déléguéE de base révocable #1pour25


Toute mobilisation sans auto-organisation verra les participants se faire voler les choix de la stratégie et de la tactique.

Ce que les participants veulent, ils ne l'auront que par l'auto-organisation.

Si vous êtes 25, formez 6 clubs d'entraide de 4, 5 clubs de 4 à la base, les délégateurs de base choisissant dans le club d'entraide au-dessus un ou une déléguée intermédiaire de base.

Le groupe au-dessus, 4+1, choisira lequel-le des 5 sera le ou la déléguée de base.

Votre délégué de base représentera donc les 25 participants à ce conseil statuaire.


Auto-Organisation Se répartir 5 missions :
santé, sécurité, écologie-économie, justice et pédagogie.


Dans tout processus d'auto-organisation, il faut vous répartir cinq missions : santé, sécurité, écologie-économie, justice et pédagogie.

En vous répartissant ces cinq missions, vous aurez l'éclairage sur les possibilités, les choix, et vous pourrez choisir vos délégués en fonction de leurs propositions parmi les cinq missions.


Ces jeunes mobilisés ignorent les prévisions 2050 université d'Exeter si la température dépasse 3°C


Il est ahurissant de voir une mobilisation des jeunes ne pas prendre en compte l'annonce de l'université d'Exeter, où des universitaires assureurs ont évalué qu'atteindre 3 degrés impliquerait la mort de 4 milliards d'humains.

Il est ahurissant de voir que cette mobilisation des lycéens ne mette pas l'arrêt des émissions de carbone et le pompage du CO2 déjà envoyé dans l'air comme leur priorité principale.

La jeunesse est menacée de mourir d'ici 24 années.

2050, c'est dans 24 années, et on nous annonce que la moitié des humains seront morts.

Comment se fait-il que cette mobilisation ne mette pas cette revendication écologique en premier ?

Tout simplement parce que l'absence d'auto-organisation, l'absence d'information, l'absence de délégués en fonction des cinq missions fait que les jeunes ne le savent pas — ou, pour ceux qui le savent, ils n'ont aucun moyen de peser sur ceux qui sont les leaders autoproclamés, n'ayant été délégués par personne dans cette mobilisation.

Groupez-vous, désignez des délégués intermédiaires #1pour5, des délégués de base #1pour25, des délégués conseillers, conseillères #1pour125, et vous prendrez le contrôle de votre mobilisation et des revendications.


Une lycéenne de 14 ans attrapée par le cou
+Le gradé ne prévient pas aussitôt le procureur article 40


On voit sur deux vidéos la mobilisation des lycéens et lycéennes. Une lycéenne de seconde, de 14 ans, se faire attraper violemment par le cou, entraînée par un policier. Donc un policier délinquant : il n'est pas en train de l'interpeller, il n'est pas en train de lui passer des menottes, il est en train de la brutaliser d'une façon absolument illégale.

Et vidéo suivante, on voit un gradé devant qui la lycéenne se plaint. Donc elle n'a pas été mise en garde à vue. Et que fait le gradé ? Il est là, occupé à minimiser les faits.

Au lieu de faire quoi ? Bah, article 40. Il téléphone au procureur ou au substitut du procureur pour lui signaler qu'un des policiers — peut-être sous ses ordres, ou en tout cas proche — qu'un des policiers s'est comporté d'une façon totalement illégale, et donc il attend les consignes. Et la logique voudrait qu'aussitôt le parquet décide d'interpeller ce policier délinquant, le plaçant en garde à vue, et cætera — ce qui, bien évidemment, aurait calmé la mobilisation.

Mais la question : est-ce que le procureur de cet endroit, est-ce que le ministre de l'Intérieur, est-ce que Macron veulent justement calmer les choses ? Eh bien non. Ils sont occupés à mettre de l'huile sur le feu au maximum.

Une révolution pacifiée est urgente, avec des délégués sécurité chez les lycéens et lycéennes mobilisés, des correspondants, correspondantes sécurité, avec des chaînes pour se protéger — des chaînes en se tenant la main, évidemment, comme en 1973.

En 1973, il n'y avait pas de blocages, il n'y avait pas de feux, de pneus enflammés — tout ça n'existait pas. Par contre, il existait des chaînes, il existait un service d'ordre de lycéens et d'étudiants. Je parle de mars 73, le 22 mars 73.


Mélenchon saboteur de l'auto organisation
 #1pour5 #1pour25 #1Pour125 #5missions #missionSecurité


« Manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche. » Voilà l'accusation du gouvernement et de ses services de renseignement farfelus contre Mélenchon.

Mélenchon, qui réplique à l'instant : « Ce nombre de lycées et d'universités mobilisés, c'est du jamais vu depuis presque 40 ans. Que faut-il faire pour se faire entendre ? Il aura fallu 10 jours de mobilisation lycéenne pour que le gouvernement accepte de recevoir les organisations lycéennes. J'appelle à de la discipline dans l'action. Il est absurde de mettre le feu à des poubelles ou à des cartons. Les images de flammes ne font que servir l'adversaire, qui les diffuse ensuite aux journaux télévisés. »

La déclaration de Mélenchon — il oublie juste un petit détail. Mais il faut dire que l'organisation où il se trouvait, l'OCI en 1973, n'était pas tout à fait une organisation partisane et organisatrice de l'auto-organisation.

En 1973, l'organisation qui organisait les lycéens et les étudiants, étudiantes avec des délégués révocables, c'était la Ligue communiste, et pas l'OCI, pas les lambertistes.

En l'occurrence, il y avait des quotas un peu variables — un délégué pour 200, un délégué pour 300 — et ces délégués s'étaient réunis au niveau national dans une coordination nationale. Il y avait à Rouen une coordination lycéenne, une coordination lycéenne locale, une coordination étudiante qui ont fusionné, et qui ont passé des accords d'ailleurs avec la CGT — dans laquelle le Parti communiste était très fort — en particulier pour faire une manifestation la veille de la journée nationale appelée par la coordination nationale, le 21 mars, en plus du 22 mars.

Et donc la question fondamentale pour calmer le jeu, et c'est ça que Mélenchon ne dit pas, c'est l'auto-organisation par groupes de quatre.

Les lycéens, lycéennes doivent former des clubs d'entraide — quatre personnes, plus un ou une déléguée intermédiaire qui serait un ou une élève de terminale. On aurait donc un mini-conseil statutaire de 5, dans lequel l'élève de terminale représenterait les quatre autres.

Puis quatre lycéens, lycéennes de terminale se feraient représenter par un ou une étudiante de prépa Sciences Po. Puis quatre prépas Sciences Po seraient les délégants d'un élève ou d'une élève de Sciences Po, qui aurait vocation à terme à représenter 625 jeunes, et donc à siéger dans les comités exécutifs révolutionnaires qui sont nécessaires pour cette révolution pacifiée — qui est urgente contre le coup d'État fasciste rampant auquel on assiste en ce moment.

Mélenchon n'appelle pas à des correspondants sécurité #1pour5. Il n'appelle pas à des délégués sécurité intermédiaires #1pour25, ni à des délégués de base sécurité #1pour125, pour justement canaliser les choses. C'est ça qu'il faut : l'auto-organisation, y compris sur le plan de la sécurité intérieure à la mobilisation.

Sauf que Mélenchon craint l'auto-organisation. Son but, c'est la canalisation électoraliste, et donc le sabotage des mobilisations, comme il l'a toujours fait depuis le Front de gauche 2010, où a été sabotée la possibilité de révoquer Sarkozy.

Puis dans toutes les mobilisations, les LFI se précipitent — comme au Havre par exemple ; j'ai écrit plusieurs articles à ce sujet-là — ils se précipitent pour empêcher la désignation de délégués révocables.

Ce sont des saboteurs de mobilisation, et les lycéens ne doivent pas se laisser manipuler par LFI et tous ceux qui sont les ennemis de l'auto-organisation.

Des délégués révocables comme le 22 mars 1973 mais mieux encore
 #1pour5 #1pour25 #1pour125 #1pour625


Le 22 mars 1973, nous étions 200 000 dans les rues de France à manifester contre la loi Debré et la réforme des DEUG.

La veille, à Rouen, nous étions là encore en manifestation, puisqu'il y avait un front uni qui avait été fait entre la Ligue communiste — où je me suis retrouvé très rapidement — et le Parti communiste, les Jeunesses communistes. Un front uni a été mis en place, et donc il y a eu un accord pour manifester la veille du jour prévu par la coordination nationale.

Coordination nationale : ce sont des délégués révocables. Il n'y a pas de véritable mobilisation des jeunes sans délégués révocables.

C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai pris la parole pour la première fois, dans la classe de la fac de droit où j'étais étudiant, incité par mon camarade Jacques Truong. Je n'étais absolument pas militant, je le suis devenu à cette occasion. Et donc j'ai pris la parole pour inciter à participer à cette grève du 21 mars 1973, dans la fac de droit où bien évidemment les réactionnaires étaient extraordinairement nombreux et puissants.

Bref. Donc, des délégués révocables sont la clé de la liberté de la mobilisation.

Vous n'aurez pas le contrôle de vos choix. Vous n'aurez pas le contrôle de votre plateforme revendicative, de vos cahiers de revendications, si vous ne désignez pas des délégués révocables.

Et les quotas qu'il faut mettre en place doivent être très bas. Un délégué intermédiaire ou une déléguée intermédiaire pour 5, un ou une déléguée pour 25.






De la seconde jusqu'à Sciences Po, formez vos clubs d'entraide
 #1pour5 #1pour25 #1pour125 #1pour625


Il faut un système d'auto-organisation le plus bas, le plus proche de la base possible.

Il faut se grouper par 5, avec un club d'entraide de quatre personnes — par exemple quatre lycéennes et lycéens de première ou de seconde, qui choisiraient un ou une déléguée intermédiaire de base. DIB - déléguée intermédiaire de base en terminale.

Un ou une lycéenne de terminale serait donc représentant intermédiaire de ce club d'entraide de quatre personnes.

Ensuite, quatre lycéens et lycéennes de terminale, formant à leur tour un club d'entraide, seraient représentés par un ou une étudiante de prépa Sciences Po.

Puis, à l'étage supérieur, on aurait donc quatre prépas Sciences Po qui choisiraient le ou la déléguéE intermédiaire conseillerE — devenant à ce moment-là délégué conseiller, conseillère — qui serait étudiante à Sciences Po, et qui à terme serait donc représentant de 625 jeunes.

L'auto-organisation est la clé.

Maintenant, quand le groupe se met en place — de quatre personnes, puis de cinq personnes — ils doivent se partager cinq missions : santé, sécurité, justice, écolonomie (écologie-économie) et pédagogie.

En se partageant cinq missions, ils deviennent chacun et chacune des correspondants. Par exemple, on aurait #1pour5 correspondant sécurité. On aurait à l'étage supérieur #1pour25 qui serait délégué sécurité, et #1pour125 qui serait à ce moment-là délégué intermédiaire conseiller sécurité.

L'auto-organisation est la clé.