Vendredi 16 octobre. Au #Havre Lycée Claude Monet
avec ou sans blocus, former des #clubsdEntraide.
Il est donc presque 8h, je viens de voir passer un car de police roulant doucement devant le lycée Claude Monet, où il n'y a visiblement pas de blocus.
Mais la question fondamentale n'est pas la question des blocus.
Des lycéens pourraient tout aussi bien aller en cours et profiter d'être tous réunis pour former des clubs d'entraide de quatre personnes.
Les clubs d'entraide ne sont pas seulement une structure de mobilisation, ne sont pas seulement une structure d'action. Les clubs d'entraide de quatre, je les ai inventés en CM1 en 1981. En l'occurrence, j'avais systématisé une pratique pédagogique que j'avais de façon moins systématique depuis 1974, avec des plages d'entraide. Mais à partir de 1981, j'ai demandé à mes élèves de se grouper par quatre, et j'ai moi-même organisé le caractère hétérogène de ces groupes d'entraide. J'appelais ça groupes d'entraide et non pas clubs d'entraide à l'époque, les clubs de quatre étant un clin d'œil à Enid Blyton, au Club des Cinq, au Famous Five, et cetera et cetera.
Et donc, les groupes d'entraide de 1981, c'était le meilleur élève de la classe, en tout cas celui qui avait les résultats aux matières sélectives, en l'occurrence français et maths, et l'élève le plus en difficulté. La première année, c'était un élève extrêmement brillant, extrêmement gentil d'ailleurs, qui après un crochet dans l'informatique financière, est devenu responsable de bibliothèque — comme quoi l'entraide l'a ramené au bercail de la transmission du savoir et de la culture — et son voisin, qui fut son voisin pendant 2 ans, voisin qui 30 ans plus tard va devenir lui-même tuteur pédagogique à Renault. Et donc, ces deux élèves, l'un de 9 ans et l'autre de 11 ans, à qui des collègues pas gentils avaient infligé deux années de retard en arrivant au CM1, ces deux élèves ont donc passé deux années ensemble en pratiquant l'entraide. Et cette entraide pourrait être le cas aujourd'hui dans tous les lycées n'ayant pas de blocus.
Et donc, ces clubs d'entraide, je les complétais avec deux élèves aux notes moyennes dans les matières susdites. Parenthèse, un élève pouvait très bien être en grande difficulté et avoir un talent extraordinaire en dessin et en perspective à trois dimensions, à trois points de fuite plutôt, mais je n'avais pas le temps en début d'année de mettre ce critère-là comme un critère déterminant pour la position dans les clubs d'entraide. Donc actuellement, vous pourriez, vous lycéens, vous grouper par quatre élèves de seconde et de première et choisir un délégué ou une déléguée intermédiaire en terminale.

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